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Tribunes libres des groupes municipaux
Tribunes libres Mars 2025
Groupe Demain Bidart Bihartean
Mais où sont les femmes ?
Les 8 mars, journées internationales des droits des femmes égrènent d’année en année, leurs dénonciations, leurs bonnes résolutions, laissant place dès le lendemain aux évènements du monde ou du quartier. 2025 marque un tournant : le ciel s’assombrit pour les femmes du monde entier. Les démocraties occidentales qui apparaissaient comme un refuge encore sécurisé pour les droits des femmes sombrent elles aussi. Les régimes totalitaires dirigés par des hommes ivres de pouvoir et de volonté de domination, alimentés par un absolutisme religieux ou par des idéologies brutales et guerrières, ne manquent pas. Les Etats-Unis viennent de les rejoindre, associant élus conservateurs et dirigeants sexistes de la tech. On oubliait presque les Afghanes effacées en tant qu’êtres humains, leurs fenêtres murées pour les rendre invisibles de la rue, leur chant interdit. Voilà que les Texanes se voient interdire l’avortement, même en cas d’inceste et de viol
Comme un parallèle, un lien ? la natalité s’effondre dans tous les pays riches, de la Chine à l’Italie en passant par la Russie ou l’Allemagne. Certes les femmes ne vivent pas encore des situations aussi extrêmes dans tous les pays. Mais les droits des femmes inscrits dans les constitutions et les codes civils, ne se traduisent toujours pas par une égalité de fait. Des écarts de salaires significatifs se perpétuent, les temps partiels, emplois précaires, horaires extensibles, carrières chaotiques, retraites en dessous du seuil de pauvreté, sont toujours l’apanage de très nombreuses femmes. Les femmes continuent à assumer l’essentiel des tâches domestiques et d’éducation des enfants…l’écart ne bouge que très faiblement. Les violences faites aux femmes ne font l’objet d’aucune politique sérieuse en France ; 94% des affaires de viol sont classées sans suite
Une évolution inquiétante : une véritable divergence idéologique apparaît entre jeunes hommes et jeunes femmes chez les 18-24 ans. Les femmes sont de plus en plus progressistes et féministes, les hommes de plus en plus conservateurs et masculinistes. Cette dérive n’augure rien de bon, elle est le résultat d’une absence de réflexion sur l’éducation des garçons et sur les modèles qui leurs sont proposés. Les élus sont, à cet égard, une véritable caricature, les hommes s’accaparent toutes les fonctions importantes et les indemnités qui vont avec. La répartition des activités reste très genrée au sein des assemblées. Dès qu’il y a des millions d’euros, des coups de mentons sécuritaires ou des tonnes de béton à brasser, les hommes sont là…les grands projets ouvrent droit à la visibilité dans les médias et il faut bien reconnaître que les photos d’inaugurations à Bidart, ne manquent pas de poil sur la poitrine
Bidart de bon sens
Prêts pour l’année prochaine ?
La carte de vœux du maire à la population a fait sourire plus d’un Bidartar. Le visuel « prêts pour demain », avec verdure et océan, avait des airs de pré-campagne électorale, à un an du prochain scrutin ! Puis une cérémonie à laquelle les opposants ont encore été sciemment non-invités, représentant probablement un grave danger pour la démocratie.
N’ayant jamais considéré Bidart comme tremplin de carrière ou de cumul de mandats, nous pourrions considérer ces faits comme anodins : ils nous semblent cependant très éloignés de nos valeurs.
En premier lieu, c’est un drôle d’avenir que l’on promet à Bidart, en commençant par exclure une partie de ses habitants, dans une commune en pleine mutation démographique, où l’important serait au contraire de mieux réunir chacun.
Ensuite cette affirmation « prêts pour demain » dénote les certitudes d’une caste politico-administrative, qui saurait et ferait les choses mieux que les gens qu’elle est sensée servir, au lieu de laisser chacun s’épanouir à son gré.
Enfin, encore de lourds travaux à l’embouchure de l’Uhabia, avec plusieurs millions d’études et de génie civil … pour retrouver le « parc anémomorphique » que nous vous y proposions dès 2020 ! Et que l’on aurait pu mettre en œuvre sans millions ni délai.
Encore de l’argent public gaspillé, et à nouveau au long du littoral, alors que celui-ci est naturellement magnifique, et qu’il y aurait tellement de choses à faire pour améliorer le quotidien des Bidartars, au long de la RD810 ou vers Lore Landa.
A ce titre il est intéressant de reprendre la genèse de la « ferme publique » désormais promise vers Ilbarritz.
Tribunes libres Septembre 2024
Groupe Demain Bidart Bihartean
Politique du logement : un oubli majeur, la valorisation du patrimoine existant.
Depuis une quinzaine d’années Bidart a une politique offensive en termes de logements sociaux qui a permis d’augmenter leur nombre de manière sensible. Cette politique s’est appuyée sur le déficit de logements sociaux au regard des 25% imposés par la loi SRU. Cela a conduit à multiplier les constructions de résidences neuves, or nous ne sommes toujours qu’à 18%
A aucun moment, à Bidart, comme sur l’ensemble de l’’agglomération Pays Basque, la valorisation du patrimoine privé existant n’a été considérée comme une solution possible pour répondre au besoin en logement, aucune politique n’est proposée pour accompagner les propriétaires dans ce sens.
Reprenons au début : sur l’ensemble du Pays Basque, environ 80 000 maisons sont habitées par leur propriétaire. Parmi ces propriétaires la moitié a plus de 62 ans, le quart plus de 75. Une part très importante de ces propriétaires a de très faibles revenus. Ils ont construit avec de petits salaires de l’entraide familiale ou amicale et des terrains accessibles. Pour ces personnes, la transmission aux enfants est bloquée par un marché très élevé (pour rappel : on ne peut pas vendre en dessous du prix du marché, sous peine de se faire rattraper par le fisc). Les droits de succession et les soultes ne sont pas accessibles aux héritiers. Nombre de propriétaires, en raison de leur âge et de leurs faibles moyens financiers, ne peuvent agrandir et diviser leur maison, ce qui serait un moyen de loger leurs enfants, petits-enfants, ou d’autres personnes, d’adapter leur logement, de transmettre un bien divisible, sans nécessité de le vendre. Ce serait aussi un complément de revenu pour les petites retraites. Une aide à l’agrandissement, l’adaptation et la division de logements permettrait des transmissions au sein des familles (aide juridique et technique, portage financier public) et une nouvelle offre de logement locatif à l’année
Qu’en est-il à Bidart ? les chiffres disponibles indiquent un nombre très important de logements sous-occupés (ex : une personne vivant seule dans une maison). Cet élément est à rapprocher des 54% de 18-24 ans vivant chez leurs parents, taux très largement au-dessus de la CAPB et des communes voisines…un potentiel pour accompagner des solidarités familiales ou collectives. Mais, notre Maire vient de commettre une erreur, en modifiant le PLU : les maisons divisées en plusieurs appartements doivent réserver un logement social à partir de 3 appartements, au lieu de 4 précédemment. Une idée louable pour créer des logements sociaux, mais qui ne fonctionne que dans les tableaux EXCEL, qui sera un frein supplémentaire à la transmission des maisons et poussera à la vente…au prix du marché
Bidart de bon sens
Contre-nature
Un cheminement piéton/vélo dans la forêt de Contresta, voici une idée aussi évidente qu’ancienne : depuis 40 ans le bois appartenait à la collectivité, et nous avions déjà proposé cette voie dans notre programme … de 2014. Sans parler du coupe-gorge d’emprunter à pied ou à vélo l’avenue de la Source royale.
Et puis les travaux sont arrivés.
Nous aurions dû nous douter que la communication sur 400 arbrisseaux entassés sur une parcelle déjà verte cachait quelque-chose : une dizaine d’arbres majestueux, voire remarquables, ont été abattus (pour raison « sanitaire »), et puis les engins ont déboulé.
Des semaines à livrer des tonnes de cailloux, géo-textile, bordures en béton, terre rapportée, à tasser les sols au sein d’un EBC « espace boisé classé », ou comment abîmer la nature au prétexte de la protéger. Raoni, au secours !
Comme à Erretegia, combien de millions de coups de pédale faudra-t’il pour compenser un tel bilan carbone ? Combien d’argent pour une piste qui débouche au creux d’un lotissement, et ne semble pas résoudre la sécurité des piétons ? Et combien d’autres endroits à Bidart mériteraient des travaux, au long de la RD810, ou pour relier Lore Landa à Izarbel au long de l’autoroute ?
Cette incapacité à rester frugal, et cette passion pour les mesures clinquantes, finira par transformer Bidart en parc d’attractions, avec des habitants tenus à distance par des horodateurs et caméras de surveillance. Même notre chemin du littoral, naturellement magnifique, a été bousculé pour d’incompréhensibles effets contre l’érosion des falaises
Précisément, la majorité s’enorgueillit de mesures sur le logement, mais nous restons attentifs à toute opération d’envergure, car l’évidente nécessité de loger les Bidartars ne doit pas tout permettre.
A la Source royale, nous restons persuadés qu’un autre projet aurait pu mieux s’intégrer au quartier, mieux rémunérer les fonciers, loger plus de monde, le tout pour moins cher.
Rappelons que le promoteur avait pu acheter 1,6 ha à bâtir à 90 €/m², sans que la mairie ne préempte (alors qu’ailleurs elle nous ruine à payer des surfaces 1000 €/m²). Or nous venons d’apprendre qu’après quelques aménagements, le promoteur a revendu 2000 m² à un Office HLM pour du BRS … à plus de 600 €/m² ! Une marge royale, avec probablement la subvention de l’État, qui a peut-être d’autres trous à boucher en ce moment ...
Se laisser emporter par le pouvoir jusqu’à obtenir des résultats contraires à ceux envisagés, c’est hélas ainsi que les Bidartars voient dériver l’action municipale.
Rétablissons le bon sens !
Jeanne Dubois, Michel Lamarque
19/08/2024
Tribunes libres Juin 2024
Groupe Demain Bidart Bihartean
L’EUROPE ET NOS TERRITOIRES, UNE RÉALITÉ, UN ESPOIR
« Ainsi commence le fascisme. Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte, quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour, on le prend dans la gueule, et il est trop tard pour l’expulser. » Françoise Giroud.
Le 9 juin prochain les citoyens des 27 pays de l’UE sont appelés à élire leurs représentants au parlement européen et alors que le monde est en feu (crises sociale, environnementale, démocratique, guerres), que certains, sous des apparences faussement angéliques, rêvent de la renaissance d’une Europe brune, il nous apparaît important, vu de notre petite commune et territoire Pays Basque, de prendre un peu de hauteur :
En appelant à voter pour ce scrutin qui est la seule élection démocratique au suffrage universel à l’échelle d’un continent,
En rappelant que l’Europe est présente dans tous les domaines de notre vie quotidienne,
Qu’il est illusoire et irresponsable de penser que les défis auxquels nous devons faire face (justice sociale, climatique, démocratique…) et en particulier pour les jeunes générations, pourront se traiter à l’échelle des Etats.
L’Europe des Territoires et des Communes est une réalité à travers les nombreux programmes de financement de projets dans des domaines aussi variés que l’agriculture et l’alimentation, l’aménagement du territoire et le logement social, la préservation de l’environnement, la biodiversité, la gestion de l’eau et des déchets, les transports et la mobilité, la rénovation énergétique des bâtiments, l’éducation et la jeunesse, le sport, la santé, la culture, le numérique…
Bidart ne fait pas exception, la liste des projets et réalisations ayant bénéficiés d’un financement européen est conséquente ; il serait souhaitable que notre maire valorise ces actions,
en informant les bidartars. Car c’est là l’une des faiblesses de l’Europe, la méconnaissance de son action (plus de 80% des élus se déclarent peu ou mal informés du rôle et prérogatives de l’UE et à peine la moitié des citoyens se sentent européen).
Autres faiblesses : l’Europe sociale, fiscale et de défense qui tardent à voir le jour… alors échec ou espoir ? Nous sommes pour notre part résolument optimistes, par nécessité mais également
par conviction.
Alors oui il faut Changer l’Europe, réorienter sa boussole face aux politiques néo-libérales qui privilégient l’économie du libre échange et de la finance aux mains des intérêts privés. Soutenons les nombreuses initiatives citoyennes de gauche qui nous montrent le chemin vers une société fondée sur l’habitabilité de la planète, la justice sociale, l’égalité entre les hommes et les femmes, et la rénovation
des pratiques et institutions politiques.
↘ ISABELLE CHARRITTON - DENIS LUTHEREAU
Groupe Bidart de bon sens
Strasbourg / Bidart, dans le bon sens
En ce début juin comme dans 27 pays, nous allons élire notre Parlement européen. Pour cette Europe, devenue le bouc émissaire de tous nos dysfonctionnements.
Car quand ça va mal ici, on dit que c’est la faute à l’Agglo, ou bien au Département, ou à la Région, là on critique l’Etat, lequel se retourne contre Bruxelles, à se demander sur qui l’on se défausse là-bas. Comme si faire de la politique, c’était désigner des coupables.
Inlassables pragmatiques, nous tentons de porter un regard neutre et objectif sur chaque dossier ou échelon de notre vie publique, car ce qui nous intéresse, ce sont les résultats. En reconnaissant une première vertu à notre Europe, celle de la paix.
Car comme le rappelait le discours du 8 mai, écrit par le Ministère et lu devant chacun des Monuments aux morts de France, notre vieux continent vient de connaître 79 ans sans guerre, pour la première fois depuis le Moyen-Âge.
Bien sûr, notre Europe a pondu de magnifiques usines à gaz, mais près de 80 ans sans guerre, c’est pas mal, non ? Et chez nous, pouvoir aller et venir entre Bidart et Zarautz, sans demander de visa, sans changer de monnaie, et en ralentissant vaguement au péage, c’est pas mal aussi …
Certains critiquent la machine administrative bruxelloise, et ne jurent que par la « proximité », or celle-ci aussi peut s’avérer illogique : sur le dossier du logement, pourquoi Bidart dépense près de 6 millions d’euros, pour accaparer 6000 m2 de terrains au nom d’un projet urbain à dix ans, alors que la commune dispose de 10 fois cette surface, à moins d’un kilomètre du Centre, déjà payée depuis 15 ans, et où on pourrait sans délai loger des dizaines de familles ?
Sans parler des 2 millions dépensés pour passer d’un cinéma de 150 places à un théâtre de 150 places (le m2 de scène le plus cher du Pays basque). Ou de notre peine à comprendre en quoi raser 500 m de végétation bien ancrée, ou détruire le parking des Embruns, va empêcher les falaises de s’effriter.
Parfois l’Europe est lente, mais que dire ici de la nouvelle maison des associations, de la ferme urbaine d’Ilbarritz, du lotissement municipal, ou du parking-relais de Baroilhet … remisés aux prochaines promesses électorales ? Et pendant que la maison médicale au Centre traîne (si on avait laissé faire les médecins, elle existerait déjà), les professionnels de santé s’éparpillent tout au long de la RD810 …
Bref, dans notre village ou notre vieux continent, encourageons la sagesse, l’efficacité, et le « bon sens ».
Et même si 37 bulletins (le nombre de listes au scrutin du 9 juin), c’est beaucoup, au nom de ceux qui ne peuvent pas voter, ou n’ont le choix que d’un seul bulletin, exprimons-nous !
Jeanne Dubois, Michel Lamarque
21 mai 2024
Tribunes libres Mars 2024
Groupe Demain Bidart - Bihartean
AMBIGÜE, BIKOITZA,
C’est le qualificatif qui conviendrait le mieux à la politique de Bidart en matière de langue basque : un certain attachement, des intentions, des actions, mais on ne va jamais jusqu‘au bout. Il en est ainsi des actions engagées pour la toponymie. Une première liste de noms de rues a été votée dans l’urgence en décembre, pour transmission aux services de l’état afin de déterminer des adresses officielles, en particulier pour les nouvelles rues. Le manque d’anticipation sur ce sujet complexe va conduire à des adresses ignorant l’orthographe basque normalisée, et parfois absurdes. Il en est ainsi de la future rue du Moulin Atcharria, traduction improbable du cadastre napoléonien « Errota-Atcharria » que le premier bascophone venu, ayant entendu le basque de la maison aurait corrigé instantanément en « Errotatxarria », forme orale de « Errota zaharra », moulin vieux. Le doute n’est pas permis puisqu’il y a également « Errotaberria », moulin neuf. « Atcharria » est un mot qui n’existe tout simplement pas.
Après nous avoir asséné TOKI-TOKI qui sonne si ridicule aux oreilles des bascophones et nous vaut des regards de commisération des euskaldun des communes voisines, nous voilà affublés de quelques toponymes dénués de sens. Deuxième chance au tirage avec les toponymes en basque, soumis à l’académie basque, Euskaltzaindia. L’initiative est bonne, mais le manque de définition de règles conduit à un manque d’homogénéité grammaticale et de sens : pourquoi « Basilur karrika » et « BasilurberriKO karrika » ?
On aurait aussi aimé que les listes de noms mises au vote en conseil municipal soient accompagnées d’un document expliquant les choix, lorsque plusieurs interprétations sont possibles, pour ne pas perdre de vue le fait que l’on ne peut parfois pas trancher avec certitude. « Izena duenak izana du », ce qui a un nom est/ existe. Les noms des lieux, des maisons, des personnes, étroitement liés, racontent l’histoire des populations du Pays Basque, c’est cette trace que l’on risque de perdre avec ces listes arides. Au fait, raton laveur se dit « mapatxe ».
Nous avons néanmoins résolu d’être optimistes, et de voir le verre à moitié plein, puisque la commission toponymie nous été ouverte et qu’il reste encore beaucoup de toponymes à traiter.
Espérons que nous prendrons le temps d’aller écouter les anciens.
Gauza bera hizkuntz politikarentzat : dokumentu ofizial zonbaitzuk euskaraz itzuliak dira, bainan ez da euskaldunik kultur zerbitzuan, ez da proeikturik euskararen erabilera sustengatzeko, nahiz eta ikasleen erdia elebidun eskolan edo ikastolan diren.
Ikastolarentzat berdin da : ikastola diru aldetik eta zerbitzu batzuentzat sustengatua da, bainan egoitzarentzat, proiektua ez da aintzinatzen.
Noiz arte ?
↘ ISABELLE CHARRITTON - DENIS LUTHEREAU
Groupe Bidart de bon sens
AGILITÉ
Face au rouleau compresseur de communication de la majorité, il est instructif de se pencher sur le recensement officiel 2020 de la population, enfin diffusé par l’Insee. Et d’y comparer 2020 à 2009, période d’effet des politiques actuelles. Bidart aura gagné 1107 habitants (critère POP T0, +18%), dont 45 % de plus de 60 ans, mais cela chacun l’aura constaté.
Le nombre de logements diminue puis remonte, car en 2009 on décomptait les mobil-homes des campings comme résidences secondaires ! Quoi qu’on en dise, celles-ci restent au chiffre traditionnel de ~ 30 % des logements, même si on peut constater, dans la vraie vie, que des petits pied-à-terre sont habités à l’année, tandis que des maisons familiales ont été transformées en demeures balnéaires.
Bref, pas de grande surprise, jusqu’à l’examen du critère « LOG T6 », l’ancienneté dans le logement. Alors que dans des communes de la Côte avec la même croissance urbaine, en gros 50 % des habitants étaient déjà dans leur logement 10 ans plus tôt, ce chiffre plonge à 41 % à Bidart.
Comme si, en plus d’accueillir de nouveaux citoyens dans de nouvelles constructions, des habitants étaient partis de chez eux. Voilà peut-être la limite de la politique locale du logement, rigide et visant le seul critère du pourcentage SRU, sur lequel il est facile de communiquer. Mais en oubliant certains Bidartars au passage, remplacés peu à peu par ceux qui ont la chance d’avoir de l’argent ou d’accéder à un logement social.
La majorité proclame que sans elle ce serait pire, il serait intéressant de proposer comment ce pourrait être mieux. Favoriser la division de maisons au lieu de l’interdire, adapter à chaque situation des règles d’accès ou stationnement dogmatiques, libérer du foncier bloqué par la mairie, voilà de quoi loger des Bidartars en « libre », sans dénaturer la commune ni les ficeler à la seule issue des logements aidés.
Avec agilité, et dans le bon sens !
↘ JEANNE DUBOIS, MICHEL LAMARQUE
19 FÉVRIER 2024
NB, boîte à idées
Curieux de déclarer qu’à Bidart on « tremble » à la vue d’un promoteur. Au lieu d’établir un rapport de force, on peut travailler en bonne intelligence : par exemple, au lieu d’une grande surface de bricolage dans un hangar en tôle très 20e siècle, il suffit de le placer en sous-sol pour gagner au dessus une surface de logements sur terrain gratuit ! Sans artificialiser plus de sols. C’est une tendance, bâtir du logement au dessus des magasins. Bonne nouvelle après une série d’arbricides écoles, falaises, source royale), la mairie replante, quitte même à saturer de 400 arbrisseaux une parcelle déjà verte face à Contresta ! Suggestion, planter les abords de l’autoroute permettrait de lutter contre les pollutions visuelle, sonore et chimique …
Tribunes libres Décembre 2023
Groupe Demain Bidart - Bihartean
Participation citoyenne…Oui mais…
…au bout du bout ce sont les élus de la majorité qui décident, après tout il faut bien « trancher » mais la participation, la transparence, voir à minima l’information en amont des décisions définitives manquent cruellement à Bidart.
Certes il y a eu la concertation 360°Uhabia mais quid des arbitrages et choix opérationnels alors que certains travaux sont déjà engagés ? sans nous, sans vous ? On peut citer aussi la révision n°3 du PLU qui, hormis l’enquête publique n’a fait l’objet d’aucune concertation citoyenne ni même de débat et vote en conseil municipale. Pour autant nous continuons d’être force de propositions :
Nos propositions pour le projet des 3 couronnes :
Une Occupation temporaire des maisons achetées par l'EPFL devra être impérativement recherchée par voie de conventionnement encadré en direction des publics précaires, saisonniers, jeunes travailleurs, étudiants boursiers, herbergement d'urgence et d'insertion...
Gouvernance: de la nécessité d'un aménageur public professionnel, augmenter le nbr de réunions publiques participatives, toutes les étapes devront être présentées en commissions des élus et toutes les autorisations d’urbanisme devront faire l'objet de débat et vote en CM
Programmation Equipements: - Pôle santé "autour de la pharmacie" - Salle polyvalente semi ouverte (repli météo manifestations diverses) Utilisation mixte libre type Agora et encadrée sur réservation pour associations locales - peut-être quelques commerces mais fléchés dans le domaine de l'économie social et solidaire (ESS) épicerie sociale…
Programmation Logement: 100% social (70% locatif et maximum 30% accession sociale en Bail réel solidaire). A minima un des projets logts devra être mené dans le cadre de l'Habitat participatif et un autre en intergénérationnel
Urbanisme, Mobilité, Développement Durable: cheminements piéton et vélo exclusivement pas de circulation voiture dans le périmètre hormis l'accès direct depuis la RD 810 pour un futur parking sous-sol mutualisé entre logements et public avec ascenseur pour PMR. Déserte par navette électriques gratuites depuis TOUS les quartiers de la Commune
Création de venelles desservant des bâtiments denses étagés entre R+1 et R+3 avec quelques « respirations ou placettes de rencontres » plantés d’arbres à hautes tiges formant des ilots de fraîcheur avec fontaine
Architecture Habitat : Autoriser les toitures terrasse végétalisées et/ou panneaux solaires, imposer la norme « Bâtiment basse consommation », bio climatique avec un minimum de 50% de matériaux bio sourcés Intégrer la valeur d'usage et anticiper l'habitat évolutif pour les différentes périodes de la vie, des appartements traversant avec espace communs partagés ou tiers lieux
Bonne fin d’année.
Isabelle CHARRITTON - Denis LUTHEREAU
Groupe Bidart de bon sens
Contradictions
Alors que le monde politique, en général, semble multiplier les contradictions, la majorité communale de Bidart les accumule, en particulier sur la politique du logement, pourtant claironnée à tout va.
On déclare une chose, et l’inverse se produit. Hasard ou calcul ?
Déjà, dans le PLU ( Plan Local d'Urbanisme) de 2011, sous prétexte de rendre le logement accessible, l’idée avait été de doubler la constructibilité pour diviser en deux le prix des terrains, et inévitablement leur valeur avait doublé. Premier raté.
Prix des terrains, aujourd’hui la mairie multiplie les achats à 200, 500, voire 1000 €/m², alors que quand une opportunité à 90€/m² s’est présentée, on n’a pas préempté. Et qu’on s’y retrouve avec des appartements proposés à 8000€/m², alors que la « charge foncière » (coût du terrain) n’y représente que 10 ou 20 000€, même en BRS.
De plus, à force de stocker des surfaces « pour l’avenir », alors que les besoins de logement sont immédiats, la collectivité se retrouve à posséder 4 ou 5 hectares à deux pas du centre, qui non seulement ne sont pas urbanisés, mais en plus ne sont plus cultivés et sont livrés aux sangliers et aux herbes de la pampa.
Côté particuliers, de nombreux propriétaires nous rapportent que leur projet de construction sur des terrains familiaux sont retoqués pour des considérations étranges ou équivoques. Exemple, un funeste panneau « interdit aux plus de 3t5 » met en péril les projets de vie de 9 familles de Bidartars !
Mais les mesures les plus contradictoires sont apparues dans le projet de modification du PLU, ourdi dans le secret depuis 3 ans et exposé à la va-vite en plein été.
Schématiquement, en zone urbaine, là où le SCOT (Schéma de cohérence territoriale) proclame logiquement qu’il faut densifier, on diminuerait les hauteurs de bâtiment et multiplierait les contraintes pour moins construire.
Ensuite, en secteur pavillonnaire, les obligations de logements sociaux projetées … interdiraient de facto la division de villas entre 3 enfants, les livrant immanquablement à de riches acheteurs, et de plus elles rendraient l’équation impossible aux promoteurs qui ne logeraient plus personne.
Enfin en zone rurale, plus aucune division du bâti existant ne serait possible, mais on aurait le droit de faire des piscines : voilà qui flécherait directement en résidences secondaires d’anciennes fermes, qui autrefois abritaient 15 ou 20 personnes et où on pourrait loger jusque 5 familles.
Pourquoi tant d’incohérences ? Mystère.
Cependant, malgré le manque d’information ou d’intérêt, voire les critiques ou quolibets, inlassablement, nous révélerons ces contradictions, comme tout indispensable contre-pouvoir.
Bonne fin d’année !
Jeanne DUBOIS, Michel LAMARQUE
20/11/2023
Dernière mise à jour : 21 mars 2025